Juin 2009

Alors, quoi de neuf à ct'heure-ci?

Par namietny, le 01/06/2009 à 12h56, ANNONCES
C'est l'heure du bilan de cette soirée! (et de la matinée qui a suivi, je n'avais pas fini ) Je vous liste ici toutes les modifications que j'ai apporté à mon Home, même les plus minimes...
  • Image de présentation pour les dossiers de la galerie. (Elles ne sont pas de mon fait, touchent vaguement au sujet, et ne sont là finalement que pour faire joli, mettre de la couleur.)
  • Mise à jour de l'article "Dons de sites": L'Atlas disparaît de la liste...
  • Mise à jour des liens, et nouvelles adresses: on fait le ménage...
  • Un article de présentation. Le texte date un peu (décembre 2008, si je me souviens bien), mais il vaut mieux tard que jamais!
  • Réorganisation des colonnes et catégories. Un blog évolue, n'est-ce pas...
  • Mise à jour de la page "Mes projets" et "Mon parcours", suppression de la page "Mes sources", qui n'a plus lieu d'être.
  • Plusieurs articles: Explication de l'Atonie (Cinéma), Photos de fresques (Punk&Activisme).
  • Apparition des liens vers mes profils Deezer et Dailymotion colonne de gauche.
And that's all! Pour le moment...

Dernières traces des squats de l'Ourcq

Par namietny, le 01/06/2009 à 12h47, Punk&Activisme
En visite à Paris, je suis passée par un quartier en réaménagement qui a abrité plusieurs squats. Les artistes qui y logeaient ont peint de gigantesques fresques dans plusieurs rues, que je n'ai pu prendre en photo que par portable. Splendide!

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Réflexions, explications sur l'Atonie

Par namietny, le 01/06/2009 à 12h09, Cinéma
Hellow!
Réflexions, explications
J'avais publié en décembre dernier le scénario d'un film que j'avais tourné. Pour ceux que ça intéresse, j'en donne quelques explications telles que je les avais écrites pour un dossier scolaire:


J’ai donné plusieurs directions à ce film plutôt expérimental.
Il est d’abord un sujet qui me tient à cœur, me permettant d’interroger plus que de répondre. C’est ensuite un apprentissage de techniques, tout du moins une expérience. Enfin, c’est une musique.
    Image Utilisateur L’Atonie est l’histoire ambiguë d’une révolutionnaire pessimiste qui ne voit aucune issue au conflit que son groupe et elle ont eux-mêmes déclenché. Ne se sentant pas épaulés par la population, convaincus pourtant du bien-fondé de leur action, ils vivotent de petites actions spectaculaires mais n’ébranlent pas le fond du problème et restent inefficaces, comme le moustique sur la peau d’un buffle. C’est ce sentiment qui entrave l’esprit du personnage et qui inspirera le titre du film.
Ce qui suit est la critique linéaire du film :

• Construction générale
La référence aux genres littéraires de l’antiquité, à savoir épopée et tragédie, est omniprésente dans le film. Les évènements sont en effet concentrés en vingt-quatre heures. L’unité de temps est respectée, celle de l’action aussi : le scénario ne souffre pas d’intrigues secondaires, de détails, chaque scène apporte une précision quant à la personnalité de A. et va à l’essentiel. Enfin, il n’y a que deux lieux physiques (qui ne soient pas rêvés) remarquables : le refuge de ces anarchistes et la chambre de A.

• Personnages et situation
A. est le personnage central de ce film, parfaitement identifiable par son tee-shirt blanc. N’y voyez pas le symbole de la pureté ou une autre interprétation. Il s’agit ici d’attirer le regard du spectateur sur cette non-couleur, au milieu de toutes les autres. Les personnages restent anonymes, alors que la position géographique peut se deviner. A moitié cachée par l’indication du début du film, elle est néanmoins flagrante en écoutant la radio.

• Le prologue
L’introduction qui n’apparaît pas dans le scénario a été ajoutée pour la musique. Je considérais que ces paroles à demi-murmurées constituaient une mise en condition du spectateur non négligeable. Elles évoquent déjà la sensation d’abandon et de fatalisme qui occulte les pensées de A. Les forces en présence apparaissent disproportionnées et caractéristiques des épopées.

• Les transitions
Les nuages sont présents tout au long du film. Traditionnellement représentatifs du temps qui passe, ils sont aussi utilisés pour marquer la transition entre rêve et réalité et brouiller de ce fait les repères habituels du spectateur qui ne saura plus à quoi il a affaire. D’autre part, cela sert le propos du film qui se déroule du début à la fin dans l’esprit de A., entre rêves, souvenirs, délires…

• Séquence 2 et 3
La première scène symbolique est la séquence 2, qui est complémentaire à la séquence 3. Nous accédons au rêve de A., se figurant un mur marqué de l’antagonisme entre Etat et anarchistes. En noir et blanc, la scène la met encore en valeur, voire en dehors du conflit. Elle n’y ait déjà plus et se pose en juge. C’est tout le paradoxe du personnage, qui ne se donne pas les moyens à hauteur de ses ambitions. D’autre part, le slogan utilisé « Mur blanc, peuple muet », parce qu’il date de mai 68, indique l’enracinement du conflit depuis des décennies et l’ambigüité de ses limites. Car si la ligne au mur est franche, si à l’extérieur les deux parties semblent bien identifiées, on dit aussi qu’à l’issue d’une révolution, « les tyrans ont changé, mais la tyrannie est restée ». De fait, de nombreux soixante-huitards ne semblent plus, aujourd’hui, aussi révoltés qu’ils ne l’étaient hier.

• Séquence 6
Après la tension de la séquence 5, très longue, le spectateur marque une pause dans la scène suivante et découvre un nouveau rêve. Celui-ci a un effet presque prémonitoire, laissant filer cette fumée sans rien faire. Elle s’échappe du corps de A. comme si elle en constituait son essence. Le choc provoqué par les évènements précédents est responsable de ce laisser-aller et l’on considère maintenant qu’il n’y a plus de retour possible.
    Image Utilisateur J’ai essayé des techniques de prises d’images, de narration, de direction d’acteurs : donner l’impression de l’enfermement par des cadres serrés, coupés ; donner l’illusion d’un grand nombre de personnages en ne les rendant pas familiers, les obligeant sans cesse au mouvement ; rechercher la spontanéité de certaines situations, rester au plus près du texte dans d’autres…
    Image Utilisateur Enfin, la musique a entièrement été composée pour ce film, je l’ai faite moi-même et l’on n’entend que de la harpe. Elle est une seconde voix aux images, du temps où les films muets se servaient d’un piano. Ainsi, la séquence 11 est le prétexte à une relecture du film entier, par la bande sonore. Elle est d’abord conventionnelle, encore écoutable du « grand public » mais glisse progressivement vers des régions contemporaines et sans repères musicaux traditionnels. La lente montée dans les aigus est le point de non-retour que le personnage principal, A, a atteint lors de l’annonce du président. Il s’ensuit une perte de repère d’abord discrète, puis tonitruante qui enterre inexorablement notre héroïne dans les profondeurs de son mal-être. La fin, reprise du début, boucle la boucle et nous rappelle comment ces tristes morceaux de vie trouvent une délivrance dans la mort.
Je pense que je vais poster le film sur Dailymotion si j'obtiens les autorisations nécessaires pour ça (celles des acteurs, entre autres )

Cordialement,
Namietny.